Je n'aime personne, sinon une illusion de perfection, projetée sur une personne, qui ressemble de moins en moins à cet amas de qualité que je me forçais à trouver chez elle, et à considérer comme entité vivante et possible.
Je ne suis personne, sinon une âme égarée de plus, la relique presque pathétique d'une adolescente qui ne se retrouve pas dans cette génération futile.
Comme des millions d'autres avant moi, et quelques milliards encore à venir, je souffre.
Je souffre d'un manque d'affection parentale, que je reporte sur les jeunes hommes que mon imaginaire s'amuse à rendre beau, trop beau pour être vrai.
J'idéalise.
Je souffre d'un manque de soin, de la part de parents trop occupés pour m'accorder leurs audiences, pourtant tant espérées, je souffre de ce début de vie trop aisé, je ne connais pas la douleur de l'effort.
Je suis naïve, je me sais inutile.
Je n'ai jamais rien produit d'autre que de la banalité.
Je m'enlise dans cette vie qui ne me correspond pas, tentant de me fondre dans la masse, mais en vain...
Sachez aussi, que je suis doublée d'une hypocrite et d'une affabulatrice compulsive.
AIMES MOI, FAIS MOI L'AMOUR ET FAIS MOI SOUFRIR COMME TU SAIS SI BIEN LE FAIRE. NE TE RETOURNES PAS, NE REGRETTE RIEN : TOUT CE QUE TU AS FAIS TU LE VOULAIS !